Améliorer l’insertion socio-professionnelle des jeunes de 9 à 16 ans victimes du travail dans les sites d’orpaillage traditionnel de la province du Kourwéogo 

Le gouvernement burkinabè et ses partenaires, conscients des proportions et du danger que représente le travail des enfants ou leur présence sur les sites d’orpaillage ont consenti de nombreux efforts pour résorber le problème. De ce fait Il existe un cadre légal et institutionnel favorable mais le travail des enfants sur les sites d’orpaillage traditionnel reste toujours une triste réalité. Le phénomène de l’orpaillage est en train de prendre une ampleur très préoccupante dans la province du Kourwéogo à l’instar d’autres provinces du pays. Cela est dû entre autre à une combinaison de plusieurs facteurs tels que la pauvreté (monétaire et non monétaire), l’insuffisance de l’offre scolaire, le manque d’opportunités professionnelles pour les jeunes entrainant un manque de qualification donc une faible employabilité. Ceux-ci pour s’en sortir font recours à l’orpaillage traditionnel. Pour y répondre efficacement, une approche adaptée fut proposée en l’occurrence, le projet « Améliorer l’insertion socio-professionnelle des jeunes de 9 à 16 ans victimes du travail dans les sites d’orpaillage traditionnel de la province du Kourwéogo ». C’est un projet pilote d’une année (Jan –Déc 2017) sur les sites de Garga et de Silmiougou. Pour apporter des solutions idoines, un état des lieux des enfants sur les sites de Garga et de Silmiougou (sites du projet) a été mené (Cf rapport). Cet état des lieux devrait permettre de confirmer la présence ou pas d’enfants sur les sites, d’établir le profil de la population des enfants (sexe, âge, niveau d’instruction, trajectoire géographique, etc.), de disposer d’un éclairage sur la situation des enfants et d’identifier les principaux déterminants (principales causes) du travail des enfants dans les deux sites ainsi que leurs attentes et la contrepartie d’un départ des sites. Ainsi, plus de 70 enfants (33% de filles) ont été interviewés sur les 2 sites. Ceux-ci ont leurs deux parents toujours vivant (87%) qui sont à 43% responsables de la venue des enfants sur le site. La moitié des enfants ont déjà fréquenté et 8% dispose d’un diplôme. Près de 60% des enfants vivent sur le site seul ou avec un parent, tuteur ou patron. 50% des enfants interviewés sont sur le site pour gagner facilement de l’argent mais pour d’autres, c’est une imitation d’autres personnes ou pour chercher des ressources afin d’initier une autre activité. Les activités qu’ils souhaitent entreprendre s’ils quittent le site sont la mécanique, la menuiserie, l’électronique, la coiffure, la couture et l’élevage.


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